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Syndrome de la page blanche ? Ou pas!



Ma première résolution de l’année 2020 sera de partager avec vous mes sujets favoris, ainsi que mes petits secrets d’auteure et de femme passionnée par toutes sortes de choses :)


Aujourd’hui, je veux parler avec vous du fait qu’il ne m’est jamais arrivé, au cours de l’écriture de mon roman (qui m’a pris plus de trois années!), d’avoir ce que l’on nomme le fameux « syndrome de la page blanche ». Pourtant, on pourrait se dire, en trois ans, elle a dû le connaître au moins une fois… Hé bien non, désolée de vous décevoir mais c’est un concept qui m’est totalement étranger.


Pourquoi ?



Je crois que cela est notamment dû au fait que je fais partie des auteur(e)s qui croient que l’écriture est ou n’est pas. Dans le sens où on ne la contrôle pas. Jamais. Au cours de l’écriture de mon premier roman, c’est l’écriture qui a toujours eu raison de moi. J’étais entièrement à sa merci. Et cela m’a plu. Dès le départ, il m’apparaissait évident de ne pas vouloir écrire quand écrire ne voulait pas de moi.


De plus, je me suis très vite adaptée au fait que l’écriture d’un roman (pas mal documenté dans mon cas) réponde nécessairement à plusieurs phases : la création des thèmes, la documentation (travail très pointilleux), la profusion (cette phase s’arrête lorsque l’on a récolté assez d’informations sur le sujet en question, ce qui peut prendre des mois!), la filtration (autrement appelée « synthèse » dans le jargon académique) puis ce que j’appelle le « crachat », le moment où tout ce que l’on a emmagasiné depuis des jours, semaines ou mois ressort d’un seul coup ! C’est le moment qui exulte, exalte, excite. L’instant où la page blanche ne PEUT PAS exister tellement la cocotte est pleine à craquer et que le magma ne demande qu’une seule chose : se dissoudre sur le papier. Je peux alors écrire pendant 8h d’affilée, sauf le temps d’une pause pipi ou d’un cappuccino. Ce sont ces moments, précisément, qui me font adorer l’écriture et qui me rendent accro à cette passion. Ce que je ressens, quand je dissous le magma dans les personnages, est indescriptible. C’est un sentiment inégalable, où mon esprit bouillonne, mes idées prennent vie et l’encre n’a jamais le vertige. La page se remplit et dévoile petit à petit ce que l’esprit maintenait caché depuis des semaines : la magie de la condensation, comme lorsque la matière passe d’un état gazeux à un état solide, les personnages passent du monde des idées à celui des lettres…


Je vous souhaite à tous une très belle, joyeuse, chaleureuse nouvelle année.


À très vite pour un prochain post,


Julie




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