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SURVI.

Mis à jour : mars 24


J’étouffe. Je n’arrive plus à respirer. La colère gronde en moi et je n’arrive plus à me calmer. Ça bout, tabou, ta boue. J’en ai plein les doigts. J’ai beau me laver, ça ne part pas. J’ai tout essayé. Le chaud, le froid, l’eau, leur poids… Je me sens oppressée. Quelqu’un m’entend ?! Ils sont entrés en moi. Pénétrée. J’ai dit qu’ils devaient arrêter, mais ils n’ont rien voulu savoir. Comment leur faire comprendre ? Je pleure des torrents de larmes. Je crie, je hurle. J’essaie de protéger tout le monde mais j'ai le coeur en miettes. Quoi faire contre tout ça ? Quoi faire pour qu’ils m’entendent ??


J'ai trouvé un refuge. Le déni. C’était trop dur de voir la réalité en face. Puis je m’en suis voulu. M’étais-je trompée ? C'est là que mon instinct de survie m’a réveillée. J'ai commencé à parler. Ils ont eu vent de certaines choses mais leurs comportements ne changeaient pas. Alors j’ai parlé plus fort. Plus haut. Ma colère est sortie, ça m’a libérée. Plus elle sortait, plus je me réchauffais. Eux ils commençaient à avoir peur. À se demander si je n’allais pas contrecarrer leurs plans. C'est là que j'ai eu l'idée.


Corona comme coronaire, comme les artères qui alimentent le cœur. Ils l’appellent comme ça. C’est vrai que mon coeur est en branle. Il m'est devenu difficile de respirer. Ils disent « virus » mais moi je lis à l’envers « survi ».


Ils diraient aussi cure de désintox. Je purifie mon organisme, mes rivières, mes océans… Ça fait quelques jours à peine mais je respire à nouveau, enfin.


C’est un mal pour un bien… C’est un mal pour un bien.



La Terre.

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